Caja cerrada

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Regalo en plata,
de un tiempo
cuando el amor sabía a menta,
sus ojos brillaban
y no eran páramos secos,
ni dos lunas desiertas.
Ahora, mis bordes
rozan sus dedos cansados,
chispa de alivio escondida
en mi metal desgastado.
Mi interior es consumido,
                                tragado,
                                        devorado,
por una garganta que ya no grita,
solo calla.

Mi cuerpo frío descansa
en la penumbra de un bolso,
junto a llaves oxidadas y el perfume
d e s v a n e c i d o.
Testigo de noches.
Su pecho tiembla, se contrae,
animal herido.
Sus manos buscan, a tientas
los últimos vestigios de esperanza.
Yo guardo el antídoto
contra el veneno de su soledad.

Respiración rota,
lucha contra el aire.
La escucho hablarle al vacío,
Él responde con cuchillas
a f i l a d a s
que cortan sin cesar
la esperanza,
que ya no huele, duele.

Guardián de un alivio químico
que nunca basta.
Cuando el mundo se apaga tras la ventana,
Ella me busca,
                 me toma,
                           me acaricia…
Como si yo pudiera
devolver lo que perdió
en el hueco del tiempo.


Caja cerrada,
frío metal,
que nada puede
contra el incendio
i m p l a c a b l e
que devora su alma.
Al fin, traga otra pastilla,
pero la herida sigue abierta,
l a t i e n d o.

Boîte fermée

Boîte fermée,
mon corps froid repose
dans l’ombre d’un sac,
près de clés rouillées et du parfum
é v a n o u i.
Témoin des nuits.
Sa poitrine tremble, se contracte,
comme un animal blessé.
Ses mains cherchent, à tâtons,
les derniers vestiges d’espoir.
Je contiens l’antidote
au poison de sa solitude.

Un cadeau d’argent,
d’un temps
où l’amour avait un goût de menthe,
où ses yeux brillaient encore
et n’étaient pas des terres arides,
ni deux lunes désertes.
À présent, mes bords
frôlent ses doigts fatigués,
étincelle de soulagement cachée
dans mon métal usé.
Mon contenu est consommé,
avalé,
dévoré,
par une gorge qui ne crie plus,
seulement se tait.


Respiration brisée,
lutte contre l’air.
Je l’entends parler au vide,
qui répond avec des lames
a c é r é e s
qui coupent sans fin
l’espoir
qui ne sent plus, mais fait mal.

Gardien d’un soulagement chimique
qui ne suffit jamais.
Quand le monde s’éteint derrière la fenêtre,
elle me cherche,
me prend,
me caresse…
Comme si je pouvais
rendre ce qu’elle a perdu
dans le creux du temps.
Boîte fermée,
métal froid,
qui ne peut rien
contre le feu
i m p l a c a b l e
qui dévore son âme.
Enfin, elle avale une autre pilule,
mais la blessure reste ouverte,
p a l p i t a n t e.

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